Stop au non-respect des femmes - Marie Yelahiah

Marie Yelahiah

Marie Yelahiah

Stop au non-respect des femmes

 

Il est temps que cela cesse !

 

 

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J’aimerais vous raconter « quelques anecdotes » de ma vie quotidienne en tant que femme et petite fille pour mieux illustrer mon propos.

 

 

 

 

Tout a commencé très tôt, au sein de la maternelle de mon petit village. Avec des copains et copines, nous jouons dans la haie qui borde le grillage de l’école pour s’inventer des cabanes imaginaires. Très vite, un monsieur commence à passer régulièrement pour nous déballer ce qu’il y a en dessous de son manteau. Heureusement, les maîtresses accourent rapidement et le chassent et à l’époque, je n’ai jamais pu vraiment comprendre ce qu’il y avait sous le manteau. Comme il continue à passer près de l’école, nos beaux buissons sont coupés pour une meilleure surveillance et au revoir la super cabane.

 

Ensuite, en primaire, nous faisons une sortie en ville à Bordeaux, au musée. Ce jour là, j’étais tellement contente car pour la première fois, avec mon amie, nous sommes arrivées à être les premières du rang. Nous nous tenons par la main comme l’a indiqué l’institutrice. Cette dernière est appelée par sa collègue et s’absente moins de cinq minutes alors que nous avons pour consigne de ne pas bouger d’un poil en attendant le bus sur cette grande place publique. C’est alors qu’un monsieur assez barbu et avec des habits assez délabrés arrive devant ma copine et moi. Il s’arrête là et commence à nous parler. Il nous raconte qu’il a des bonbons chez lui et qu’il peut nous y amener. Mais mon amie et moi sommes très timides et n’osons pas répondre à cet inconnu. Comme il insiste, je finis par lui dire que nous sommes très bien là, avec les autres, et qu’on préfère rester ici. Il ronchonne et tourne les talons. La maîtresse revient finalement près de nous.

 

Au collège, plus discret… Tout cela se fait sur le web. J’ai 12 ou 13 ans et je me rends innocemment sur des tchats. C’est la mode et j’aime écrire. Je rencontre des personnes fort sympathiques dont certaines deviennent des amis. Dans le lot, il y a aussi d’innombrables pervers de tous les âges qui veulent à tout prix me montrer leur sexe et comment ils se masturbent si bien devant leur webcam. Hum, combien de fois dois-je te préciser que j’ai 13 ans ? T’en as combien, 17, 20, 40 ? Tu peux me lâcher ou il faut que je te bloque définitivement ? 

 

Plus tard encore, au lycée, avec une autre amie, nous profitons de notre longue pause déjeuner entre midi et deux. Nous sortons du lycée et décidons de nous promener dans les rues adjacentes de la ville. Le quartier est calme. C’est alors que nous croisons ce jeune homme, environ une trentaine d’années, pas plus. Il a un look à la Matrix avec son long manteau noir et ses lunettes de soleil. Il porte une valise toute aussi noire. Il semble me regarder et là j’aperçois quelque chose et soudain me mets à rire intérieurement en me disant que j’ai vraiment l’esprit pervers. Nous tournons à droite dans une autre ruelle. J’aperçois ce même homme qui a fait demi-tour et marche sur le trottoir opposé dans le même sens que nous. Il traverse à un passage piéton et opère alors une sorte de demi-tour flagrant et passe sur notre trottoir. Avec mon amie, nous rions en pensant qu’il ne sait pas très bien où il se rend ! Nous continuons à marcher et c’est alors que ma copine me dit : « Olalala, t’as pas vu le mec qui nous a recroisées ?! » Je lui réponds que non, je n’ai pas regardé et je lui demande : «  Ben quoi ? » Elle n’ose pas me répondre. Elle me dit : «  Ben, il a fait quelque chose…, enfin je crois… » Alors, je la supplie de me raconter. Elle rigole gênée et puis m’avoue : « Ecoute, je crois qu’il a agité un gode au niveau de son sexe devant nous quand il nous a croisé. » J’hallucine et lui réponds : « Mais attends, j’ai vu la même chose tout à l’heure ! Je croyais avoir halluciné ! » On commence à paniquer car à cet instant, nous comprenons que nous avons croisé le même homme au long manteau noir deux fois dans deux sens différents alors que nous n’avions pas changé de direction… Nous en concluons : « Il nous suit… » Nous commençons à paniquer. Qu’y a-t-il d’autre dans cette mallette ou sous ce manteau ? Par chance, quand nous arrivons à la prochaine intersection, une femme nous accoste avec son vélo. Elle nous demande son chemin et nous hésitons à lui expliquer la situation. Par timidité, nous n’osons pas parler mais nous nous retournons suffisamment discrètement pour apercevoir dans notre dos ce même homme en train de faire une pause et de, soit-disant, refaire son lacet pour mieux nous suivre à nouveau. Dès que la passante s’en va, nous nous mettons à courir le plus vite que nous pouvons dans les rues perpendiculaires et tentons de semer l’inconnu. Nous avons finalement pu rejoindre le lycée en se jurant qu’on ne retournerait plus jamais dans ce quartier.

 

girl-2245926_1920.jpgConfidence pour confidence… Je me rappelle aussi ces petits secrets d’amis masculins (à peine majeurs), plutôt fiers de le raconter d’ailleurs : « Elle ne voulait pas (*faire telle pratique sexuelle) mais je l’ai un peu forcée. » Pardon ? Ma réponse : « Comment ça, un peu forcé ? ». La leur… plus évasive.

 

Quelques années plus tard, j’ai obtenu mon bac et me rend au jardin public situé en face de mon ancien bahut où un ami redouble sa terminale. J’ai de l’avance et me pose donc sur un banc pour lire un manga. Soudain, un vieil homme, environ 70 ans, me fonce presque dessus avec son vélo en s’écriant : « Pétrouchka ! ». Sur le coup, je souris en me disant :  « Oups, il doit lui manquer une case, il me confond avec quelqu’un d’autre. » Alors, je lui réponds gentiment qu’il fait erreur et que je ne suis pas « Pétrouchka ». Il rétorque : « Ah mais je sais bien, vous ne connaissez pas l’opéra ? » Il m’explique alors que je ressemble à un personnage féminin d’un opéra qui est une mante religieuse et qui dévore les hommes. Puis, il continue à me parler de musique classique. Je commence à tiquer fortement lorsqu’il me lance : « Oh mais vous aurez qu’à venir chez moi écouter de la musique classique. Vous connaissez Vivaldi ? » Il enchaine rapidement sur mon manga en me questionnant de la sorte : « Ah, vous lisez des mangas, mais ce n’est pas un peu porno ? » Je sens le vent tourner en ma défaveur et commence à lancer des regards de détresse à tous les gens qui passent et nous regardent bizarrement. Je lui explique : « Non du tout, il existe des mangas tout autre, sans aucune image sexuelle. Je suis désolée mais je vais y aller, je dois rejoindre mon ami.» Malgré ma réponse, il a lancé son sujet et n’en démordra pas : « Ah, un ami masculin ? Ah vous verrez quand l’hymen craque, vous ne le sentirez même pas ! » Bien que je lance toujours des SOS du regard, personne ne s’arrête. Autant vous dire que je range mes affaires et pars au galop. A ce moment, j’ai très peur qu’il me suive et me rattrape avec son vélo mais heureusement, je l’aurai au moins semé.

 

Enfin, toujours dans les confidences, mais chez les femmes cette fois. Je me souviens de ces amies tombées sur des partenaires tellement généreux de leur corps qu’ils trouvaient même cela intelligent de leur offrir des prestances sexuelles dont elles n’avaient pas envie et ce pendant leur sommeil. Evidemment, elles se sont réveillées quand tout cela était bien entamé…Malheureusement, il est déjà trop tard pour dire non.

 

 

 

 

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Les cas qui suivent seront peut-être moins percutants que les autres, mais tout de même…

 

Je suis maintenant en Licence, donc, à la faculté. J’ai 18 ou 19 ans. Je me forme parallèlement aux médecines alternatives. Dans le centre où nous sommes, la propriétaire avertit : il n’y a pas de clef sur les serrures des chambres car nous nous faisons confiance pour que chacun respecte l’intimité et les affaires d’autrui. Je suis emballée à cette idée ! Pourquoi craindre que quelqu’un nous fasse du mal ici ? Nous sommes entre « êtres spirituels et lumineux ». Je sympathise vite avec plusieurs personnes dont un homme de 35/40 ans qui voit les auras. Il a l’air plutôt réservé et gentil. Nous discutons avec d’autres personnes et à notre surprise, nous découvrons qu’il est vendeur de sextoys. A cet instant, il me demande ce que j’utilise ou si je me masturbe. Je trouve la question déplacée dans un tel contexte et d’ailleurs, aucune femme ne lui répond. Nous sommes ici pour aborder la thérapie énergétique, pas la sexualité et surtout pas ma vie privée. Lors de la dernière nuit, je vais, comme chacun, me coucher dans ma chambre. Je me change et me mets en pyjama qui est d’ailleurs plus une nuisette qu’un pyjama. A 4h ou 5h du matin, du bruit me réveille et à grâce à la lueur de la lune, je perçois qu’une personne est rentrée dans ma chambre pendant mon sommeil. Ce même homme s’est permis de rentrer et il me regarde dans mon lit, assis sur une chaise  ! Il explique ne pas vouloir m’effrayer et à l’époque, un peu naïve et endormie (ben oui !), je ne réalise pas bien la situation. Il me fait alors une déclaration d’amour et m’exprime son souhait de me dire au revoir en privé avant de partir reprendre son avion. Je tombe des nues ! Et je lui fais comprendre que je ne suis clairement pas intéressée. Il s’en va sans demander son reste. En soit, ce n’est pas un délit mais très franchement, je trouve la méthode abusive ! D’autant plus que mes soupçons seront confirmés quelques années plus tard par le témoignage d’amies, formées à la même méthode, qui m’expliqueront avoir été harcelées par ce même individu, au point d’en avoir informer les formateurs. 

 

Vous savez, parfois, l’erreur se trouve aussi chez les enseignants spirituels… Je me souviens d’une époque où j’ai dû couper court avec un de ces derniers alors qu’il me manipulait consciemment ou inconsciemment pour avoir certains gestes avec moi. Se connecter par les chakras passait d’abord par une accolade (ok, pourquoi pas), mais ensuite, il disait qu’un jour, il faudrait peut-être s’allonger sur le lit et faire cette même connexion. Juste s’allonger, il n’était pas question de rapport sexuel. Mais tout de même ?! Encore une fois, des témoignages d’autres femmes qui se sont senties manipulées (sexuellement, sentimentalement ou psychologiquement) me sont venus aux oreilles les années suivantes… Bizarrement, la plupart ont coupé les ponts avec lui du jour au lendemain. Coïncidence ? Je ne crois pas. 

 

Il me revient cette fois qui peut faire sourire mais tout de même, elle peut questionner également sur le rapport à la femme. J’attends, près d’un arrêt de tram adossé à un arbre, un ami. Il est environ 17h. J’ai le nez probablement sur mon téléphone ou iPod et regarde de tant à autre le tramway. Je suis habillée en jean, avec des bottes plates, un pull et un blouson en cuir avec une écharpe. Un homme s’approche discrètement et me demande : « Vous prenez combien ? ». J’ai certainement dû lui lancer un regard noir, si noir, que je n’ai pas eu le temps de finir ma réponse expliquant que je n’étais pas une prostituée. Il bredouille très vite un « Je suis désolé » fort embarrassé. Son pote s’éclate de rire en lui rétorquant : « Je te l’avais bien dit ! ». Normal ? 

 

 

Et non, ce n’est pas fini ! Continuons… bien des années plus tard, je me rends chez un voisin plus âgé très courtois et sympathique. Tout le monde l’adore ! Il étudie l’hypnose. Un soir, il me propose de me faire une séance. J’accepte. Il me demande s’il peut mettre sa main sur mon ventre pour me faire un geste censé me faire plonger en hypnose plus rapidement. La séance commence et fonctionne très bien, je me détends. Sa main tourne sur mon ventre, d’une manière plutôt rassurante. Pourtant, petit à petit, je commence à me crisper et à ne plus rien écouter de ce qu’il dit (d’ailleurs, hormis : hummm, oui, voilà, c’est bien, tu te détends, il ne rajoute plus grand chose). En effet, sa main ne caresse plus mon ventre mais fait de si grands cercles qu’elle frôle mes seins et commence même à descendre de plus en plus près de ma zone sexuelle. Comme cet homme est en fauteuil roulant, je ne peux m’empêcher de lui trouver une excuse et tente de me rassurer en me disant qu’il est peut-être mal positionné et ne fait pas exprès. J’attends donc pour vérifier. Eh bien non, sa main frôle mon sexe plusieurs fois et à cet instant, je comprends bien que ce n’est pas d’une erreur qu’il s’agit ! Je le stoppe alors et lui explique que ce geste n’est absolument pas concevable et qu’il me dérange fortement. Surpris, il s’arrête et reprend une hypnose normale. Dès l’hypnose terminée, je prends la poudre d’escampette. Il va sans dire que depuis, même s’il insiste, je n’ai plus aucun contact avec cet homme, bien qu’il se soit excusé. 

 

 

 

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On continue ? OUI !!!

 

 

On va finir par des faits plus légers…

 

 

Si j’écris aujourd’hui, c’est à cause de l’événement de ce matin. Oh, comparé à tout cela, ce n’est tellement rien ! Cela dit, je pense que ce n’est pas une raison pour accepter l’inaccepptable. 

 

 

J’étais donc dans le bus (1h de bus en prévision). En face de moi, deux hommes d’une cinquantaine d’années. Autour, d’autres hommes. Certains les connaissent. Ils sont étrangers. Je ne reconnais pas leur langue et présume qu’ils viennent de l’Est. Je me sens très regardée par les deux hommes en face. Ils parlent entre eux, suffisamment fort, pour que leurs compagnons entendent et me jettent un bref coup d’oeil. L’homme me faisant face est vraiment plus insistant. Sur le coup, je me demande si je suis paranoïaque. Peut-être, regarde t-il la ville dans la vitre derrière moi car il semble prendre des photos. D’ailleurs, je tourne la tête tant bien que mal car je n’ai pas très envie d’être capturée par son écran de téléphone. Pourtant, il semble me fixer, parfois il fixe mes seins (j’ai un pull non moulant, hein !) à nouveau et son copain se met alors à me regarder aussi. Comme vous le savez, je suis médium, je demande donc à mes « petits anges » si je débloque ou si on m’observe bel et bien. Pour réponse, j’entends : « Il te trouve jolie. » En soit, c’est sympathique. D’autant plus, que je suis loin d’avoir un look soigné en ce jour. MAIS. Un regard de plus et cette fois, au lieu de détourner, je le fixe moi aussi une seconde ou deux pour lui faire comprendre que « c’est bon, je t’ai vu, stop ». Il finit par se mettre à somnoler et son ami aussi. Le trajet continue et Monsieur se réveille. Les regards recommencent. Je détourne la tête, fais mine de dormir. Au bout d’un moment, je me sens tout de même vraiment tellement observée, comme s’il cherchait à plonger son regard dans le mien que je relève la tête et décide de vérifier. Le ressenti était bon. L’homme est clairement recourbé sur lui-même, la tête penchée pour essayer de capter mes yeux par en dessous (puisque j’avais le visage penché vers le bas). Je regarde l’homme qui continue de me fixer les yeux brillants. Je regarde son ami, interrogatrice. Oui, oui, je vérifie une énième fois quand même ! Son ami me regarde, plus poliment. Je reregarde l’autre homme qui me fixe toujours. Je reregarde son ami et son autre ami assis plus près de moi. Tous semblent me fixer, le dernier homme plus sérieusement, il a l’air plus mature. Je finis par sourire bêtement de nervosité, tellement je trouve ça stupide (ils ont 50 ans… pas 14… !) et détourne le regard tout le reste du trajet. L’homme est content que j’ai souri mais il ne se doute pas qu’il me dérange. Je les entends parler et je sens que je suis encore regardée et cette fois, je prie pour que le trajet ne soit pas trop long. Je décide d’ailleurs, parce que je n’en peux plus, de descendre plus tôt et de modifier ma trajectoire. Autour de moi, il y a d’autres hommes français depuis le début, puis ensuite deux femmes se sont installées. Personne, soit n’a remarqué la petite scène, soit n’a dénié faire de remarque. Cela dit, difficile, moi-même, je ne savais pas trop en quelle langue m’adresser… J’ai fini par me lever pour descendre, l’homme me tend sa main. Je pars et je le verrai se retourner dans le bus pour me fixer finalement à travers la vitre. Petite cerise sur le gâteau ? Il avait une alliance !

 

 

 

Très clairement, j’ai dû oublié d’autres moments où les hommes ne m’ont pas respectée et il y a aussi d’autres moments dont je ne souhaite pas parler

 

Vous vous demandez peut-être comment je m’habille ? Pour tous ces événements, en pantalon et pull over avec des baskets.

 

Vous vous demandez peut-être si j’ai accosté ces hommes en premier lieu ? Non. Même pas mon voisin finalement. C’était la connaissance d’un ami qui nous a présenté.

 

Ai-je fait une démarche juridique ? Ben non ! Car pour avoir eu une amie avocate, la justice est très décourageante et surtout à l'époque, je connaissais mal mes droits et aucun adulte dans la confidence ne m'a indiqué une telle démarche (y compris une simple main courante).

 

 

Non seulement, j’en ai marre de ces comportements, j’en ai marre qu’en France, on nous fasse croire encore au « ça n’arrivera jamais »… Je pratique des consultations de thérapies énergétiques… Voulez-vous que je vous compte les fiches de mes patientes ou patients qui se sont faits attouchés, violés (dont la plupart sont des incestes pédophiles jamais condamnés, pour de rares cas avec rituels religieux), abusés ? Ils représenteraient facilement la moitié de mes notes. Oui, nous sommes en France. Au XXIème siècle et il est tant de cesser de se voiler la face.

 

J’aimerais également dire que je n’ai pas qu’une paire de seins et de fesses et des trous (oui, clairement, disons-le !), j’ai aussi des yeux, une personnalité, une âme et l’envie qu’on me respecte. Quand je vois toutes ces images de femmes dans certains films, sur Internet (sites X ou non car on n’a pas besoin d’aller dessus pour en trouver !) où ne ressort que leurs attributs féminins, j’ai juste envie de partir dans un autre monde. Je trouve cela dégoûtant et non, je ne suis pas coincée. C’est juste devenu un peu trop redondant ! Homme, aimerais-tu voir des images de testicules tous les 4 matins ? Tu ne trouverais pas cela lassant ? Je suis une femme et le respect que l’on me donne à manger en pâture tous les jours  sous prétexte que nous sommes dans un pays « évolué » (vous êtes sûrs ?) est affligeant de connerie. Je ne veux pas que mes enfants grandissent avec cette image absurde de la femme que l’on trouve dans les magazines, dans les publicités, le web, les films etc. Une image également esthétiquement faussée au point qu'un de mes professeurs d'audiovisuel nous avait dit "Ah, les mecs, arrêtez de baver devant les magazines, j'ai travaillé en tant que photographe auprès de modèles, ces femmes n'existent pas ainsi, tout est retouché." Vous pouvez décomplexer Mesdames, juste au passage... Enfin, pour les personnes à fond dans la spiritualité (comme moi) qui aimeraient me dire "Si tu as vécu toutes ces choses, c'est que tu les as attirés donc tu as quelque chose à comprendre, c'est un effet miroir." J'ai bien appris ma leçon et j'ai déjà entamé un grand travail sur moi depuis des années, trouvé beaucoup de réponses qui ont déjà fait l'objet d'ateliers ou de conférences et qui font l'objet de beaucoup de projets. Mais le miroir qui m'a été renvoyé aussi ce matin, c'est : c'est le moment de dire tout haut ce que tu penses tout bas. C'est le moment de dire ma vérité, celles des femmes qui savent ce que c'est que ce non-respect trop quotidien pour un pays français !

 

Fort heureusement, des hommes et des femmes relèvent le niveau avec une nouvelle conscience des relations. MERCI ! Merci à ces hommes qui se bougent pour nous, qui nous considèrent comme des êtres humains et pas seulement comme des objets sexuels ou un bout de viande (t’es bonne Mademoiselle…! -ah non, je suis avariée, Monsieur !). Merci parce que grâce à vous, j’ai encore un peu foi en l’humanité. Merci à ces femmes qui se battent, notamment dans certains pays, pour faire comprendre que nous avons bien plus de droits que ce qu’on veut bien nous faire croire. Maintenant, il est temps d'aller encore plus loin.

 

 

 

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08/11/2018
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