Quand le quotidien devient

magique...

Ma vie de médium

  • MarieYelahiah

Rencontres ...karmiques...

Flashback.

Depuis quelques temps, j'ai le nom de Matthieu qui me revient en tête. Entre Matthieu et moi, c'est souvent compliqué et depuis deux ans, c'est le silence radio voire l'ignorance totale entre nous (et ce n'est pas la première fois). Mes guides me présente, depuis longtemps, cette personne comme une âme soeur avec qui j'ai des liens karmiques et une certaine connexion énergétique. "Matthieu. Matthieu. Matthieu", son prénom m'est soufflé régulièrement, puis ensuite, plusieurs nuits d'affilées, je rêve de "Matthieu". Lassée, étonnée, quand je demande à mes guides si je vais le revoir, ils répondent : "Oui, tu vas le revoir 1, 2, 3 et peut-être 4 fois (cela dépend de lui), tu dois guérir une blessure avec cette personne. Il est temps."


Quelques mois plus tard, il fait chaud, c'est l'été et avec un ami, nous sommes partis à un festival de musique. J'adore vraiment les concerts et ce soir, je vais voir mon groupe préféré qui passe vers 1h du matin sur scène. La journée est excellente et quand la nuit tombe, mon ami et moi avons déjà fait le plein de mélodies dans nos oreilles. Mais j'attends... j'attends mon groupe favori. C'est lui, au fond, que je suis venue voir. Toute cette route, c'est pour ces musiciens aux guitares, cuivres et trompettes ainsi que pour ce chanteur avec son béret sur la tête, pour ses phrases si bien construites, ses textes engagés et fun à la fois, que je suis là, impatiente.


Comme je l'ai mentionné plus haut : nous sommes en été, il fait vraiment très chaud et mon ami... ma foi, il en a bu un paquet des verres de bière ! Vers 1h du matin, clairement, il n'est plus dans son état normal et il titube, il titube... Mon groupe préféré monte enfin sur scène mais je suis partagée entre apprécier le concert et veiller sur mon ami qui ne va plus très bien et s'endort à moitié. Finalement, le festival se termine et lorsque je rentre en ville, j'ai vraiment la sensation de ne pas avoir profité totalement de ce que j'étais venu chercher. Je suis frustrée et je n'ai qu'une envie : retourner voir ce groupe. Mais mon mental me dit : "Ah non, non, tu ne vas pas dépenser ton argent ENCORE pour un groupe que tu viens juste de voir ! Economise." Mais mon coeur me dit : "Ah sisisisisisisi, j'ai vu qu'il repasse dans une semaine dans le coin, on y retourne, allez prends un ticket !" Je craque et tant pis pour mes sous, la joie, c'est plus important !

Le jour J, le billet est sur mon ordinateur. Je m'apprête à l'imprimer quand soudainement, paf, l'écran s'éteint et le pc ne veut plus se rallumer. Je prends mon chargeur de batterie et je réalise que mon chat a grignoté le câble. Panique à bord ! Comment vais-je faire pour récupérer mon billet ? Je ne sais même plus sur quel site je l'ai acheté ! Mon copain de l'époque, très patient, me rassure et se débrouille tant bien que mal pour m'aider à retrouver mon ticket dans mes mails via son ordinateur et nous finissons par l'imprimer. Ouf. Puis je regarde Internet pour voir à quelle heure je dois prendre mon tram... Crise de nerf ! Le tram est coupé sur une grande partie de la ligne ! Je ne vais jamais pouvoir y aller ! Mais, heureusement, mon copain est super et me dit : "Ce n'est pas grave, c'est où ? Je t'emmène." Et nous voilà dans la voiture. L'heure tourne et je vais arriver pile à l'heure. Je n'aurais peut-être pas le meilleur placement mais tant pis. Soudain, je regarde mon billet et ô, malheur ! Je n'ai pas imprimé le billet mais la confirmation de paiement pour mon billet ! Catastrophe ! Je peste et pense si fort : "Je n'irai jamais à ce concert, autant faire demi-tour" que mes guides me répondent : "Mais si, si, il y a une solution, tu vas y aller ! Tu vas y aller !" Effectivement, mon copain bidouille son téléphone pour créer du réseau internet (car en prime, je ne captais rien du tout) et j'arrive à télécharger le vrai billet sur mon téléphone. Mais patatra ! Oh non, j'ai oublié ma pièce d'identité et il est écrit qu'il faut en avoir une lors de la présentation du ticket à l'arrivée ! "Mais qui demande ça à un concert ?!", je m'exclame. Mon copain me souffle alors : "Et ta carte de bus ?" Ah oui, ouf, au pire, j'ai toujours ça sur moi.





J'arrive finalement à la salle de concert, de justesse, et je passe les contrôles : pas de file d'attente, tout se passe très vite et personne ne me demande de pièce d'identité. Quand j'arrive dans la salle, les artistes de la première partie s'installent sur scène devant un public quasi absent. Je suis placée tout devant la scène, il n'y a personne ou presque, et je me dis : "Wow, ben finalement, je crois que je devais vraiment être là alors." Je savoure et la salle se remplit grandement au fur et à mesure des premières chansons. Le premier groupe termine et soudain j'entends très fortement que l'on me souffle : "Matthieu. Matthieu. Matthieu. Matthieu Sonnomdefamille ! Matthieu !!!!! Tu vas voir un ami dans la salle ce soir ! Tu vas voir quelqu'un que tu connais !". Devant tant d'insistance céleste, je me dis que je "débloque grave". Et puis d'abord, qu'est-ce que Matthieu ferait ici ? Il n'est pas fan de ce groupe, il me semble. Mais j'entends toujours : "Matthieu ! Matthieu !".


Un peu lassée car je n'ai pas envie d'entendre parler de cette personne maintenant, je me dis à moi-même : "Bah de toute façon, quand cette personne est près de moi, je sens sa présence et tous mes chakras qui se connectent. Donc même pas la peine de me retourner, je le saurai s'il est ici !". A peine ai-je pensé cela, que mes chakras se mettent à tourbillonner très fort et mon coeur s'ouvre, grand, grand, grand, puis je commence à trembler et je sais que cette réaction physique est typique des rencontres avec cette personne. Je commence à me dire que je débloque "plus que grave et que je somatise à fond les manettes !" mais par curiosité, je me retourne pour contempler le reste de la salle... Surprise : tous les amis de Matthieu sont là et papotent entre eux. Mais je me nuance : "Oui, ses amis, eux, sont fans. Mais pas lui ! Donc non, il n'est pas là !" Puis, une seconde plus tard, la porte de la salle s'ouvre et qui voilà : Matthieu ! Il entre dans la salle. J'écarquille les yeux puis me retourne, en mode : "Ouais ben de toute façon, je vais faire comme si je ne l'avais pas vu. Il y a de la foule, il ne me verra pas". Finalement, c'est plus fort que moi, je suis tellement étonnée que je me retourne à nouveau et à cet instant, Matthieu qui rentre dans la foule, à un mètre de moi, tourne sa tête dans ma direction et nos regards se croisent. Il se passe ces petites secondes de pause où nous avons dû nous poser la même question stupide : "Non ? Il/Elle ne m'a pas vu(e) ?!" Et puis, il file à l'opposé.




Le concert passe et une partie de moi me dit : "Allez, va lui parler. C'est gros comme une maison." Je me retrouve juste derrière lui à la sortie de la salle, je m'apprête à lui donner une tape amicale quand soudain, je me souviens que nous ne sommes pas en très bons termes et je me ravise. Je parle à mes guides en pensées : "Ouais, ben, j'en ai marre de lui courir après. Si vous voulez que je lui parle, vous avez qu'à vous débrouiller pour qu'on se recroise et qu'on soit face à face ! Moi, j'arrête !". J'entends un de mes guides familiaux conclure : "Ben, je ne vais pas me gêner."

Je laisse Matthieu partir dans la foule, je le soupçonne d'aller boire une bière au bar (c'est dans son habitude) et le perds de vue très vite. Quant à moi, j'ai tellement soif que je me dirige vers les toilettes pour boire au robinet. Je marche d'un pas décidé, transpirante de sueur, décoiffée par mes multiples sauts de cabris dans le public. La porte des toilettes s'ouvre vivement et je me retrouve nez à nez avec Matthieu qui vient de sortir des sanitaires. Il y a à nouveau ces quelques petites secondes, un peu plus longues cette fois, où nous nous figeons sur place, étonnés. Il bredouille un bref et gêné "Salut, ça va ?" absolument pas convaincu et prend la poudre d'escampette vissa sans me laisser le temps de répondre.





Comme si cela ne suffisait pas, lorsque je sors du bâtiment, nous nous recroisons une fois, puis deux et nous échangeons un regard soutenu, de loin, qui signifie probablement : "Je te vois. Est-ce que tu vas venir ? Moi, je ne viendrai pas !"

Un ou deux mois plus tard, on me titille toujours avec des "Matthieu, Matthieu". Un jour, je décide d'aller au parc près de chez moi. Sur le chemin, je passe devant le logement (actuel ou non, mystère...) de Matthieu. J'entends un de mes petits anges dire : "Il est là ! Il est là ! Je te l'amène ! Je vais le chercher !" Vous savez ce que je pense ? "Pfff... Ma pauvre fille, tu débloques encore !" Passe ensuite une camionnette blanche avec un homme portant des lunettes noires. Je me crispe : on dirait Matthieu. Mais la camionnette passe trop vite en sortant de la résidence sur le côté. J'arrive au parc et choisis mon arbre. Il y en a un que j'adore mais je me rappelle :

"Celui-là, c'est mon arbre, tu me le laisses !", m'avait dit Matthieu à l'époque où l'on papotait gaiement sous cet arbre.

Et puis zut, de toute façon, pour une fois que je suis là, ce ne serait vraiment pas de bol qu'il vienne aujourd'hui. D'ailleurs, il n'habite peut-être même plus ici ! Je m'installe sous l'arbre et tente de méditer pour faire taire les "Matthieu. Matthieu" qui me viennent à l'esprit. Je finis par mettre la musique sur mon Ipod.





Je reste facilement 2h sous l'arbre quand soudain, mon guide me dit : "Il est là." Je réponds à haute voix en rigolant : "Ouais, ouais c'est ça" étant persuadée que mon mental fait encore des siennes. Puis vingt minutes plus tard, je ressens vraiment l'envie et le besoin de partir. Je me relève, m'étire, tourne la tête pour visualiser mon chemin. Je distingue alors de suite cet homme assis contre l'arbre juste à côté qui me fait face, dans une position de délassement méditatif, les lunettes noires sur son nez. Je me souviens faire une mine dépitée. Ben, oui, c'est bien Matthieu. Encore. Est-ce qu'il ferme les yeux ou est-ce qu'il est en train de me regarder ?


Je me retourne. Pof, je tremble. Et flûte, fichu lien d'âme à la noix. Je viens de réaliser que dans mon sac, j'ai une petite pierre que mes guides m'avaient demandé d'acheter pour lui, il y a plusieurs mois. Oh non, il faudrait que j'aille la donner... mais je n'ai pas envie. Mes guides ajoutent : "Dépêche-toi, il va partir !". J'ai à peine le temps de dire ouf, de me convaincre et de me retourner à nouveau qu'effectivement, plus personne. Un vrai mirage. Dubitative, je finis par prendre mon courage à deux mains et à envoyer un SMS. La réponse ne se fait pas attendre pour une fois ! S'ensuit ensuite une rapide conversation remplie de contradictions où les réponses de Matthieu peuvent se résumer à : "Tu m'agaaaaaaccees, laisse-moi tranquilleeeeeee !!!!, ah bon pour la pierre merci mais j'en veux pas, j'en ai plein..., prends soin de toi quand même..." Puis alors que la conversation s'adoucit, le silence retombe signe d'un "je suis vexé à nouveau, pof, j'te parle plus". Typique, un grand classique entre nous !

Quinze jours plus tard, mes petits anges gardiens me surprennent et me disent : "Tu dois aller te faire peindre les cheveux." Etonnée par ce message, je regarde dans le miroir. Oula, c'est vrai que les cheveux blancs font la fête sur ma tête ! Mais bon... ça attendra un peu. J'entends à nouveau : "Tu dois faire peindre tes cheveux, prends rdv pour faire peindre tes cheveux." J'hallucine que mes guides se soucient de mon look et de ma coloration capillaire... Est-ce que je débloque ? Bon, de toute façon, j'ai un petit budget coiffeur, hop, je finis par prendre rdv à un moment où cela M'arrange (ben ouais, quand même, c'est "moi" qui décide, non mais) et décide de m'accorder un instant de bien-être et de détente. Le jour J, je passe beaucoup de temps chez la coiffeuse. C'est long, si long que je sors à midi. Je m'avance pour aller grignoter dans mon café préféré mais j'ai encore un peu de temps. Hop, ben non, j'ai envie d'aller à l'église qui est à côté. Ah ben tiens, maintenant, je vais aller au cimetière arroser les fleurs des tombes. Je marche et d'un coup, je réalise que le café aura fermé le temps que je fasse l'aller-retour à pieds. Changement de plan, je vais manger finalement. Je choisis mon menu et une jolie petite table où je suis toute seule près d'une fontaine. Voilà, je prends bien ma chaise dans ce sens car d'ici je vois l'eau. La serveuse me dépose mon plat. Je prends une bouchée, puis deux et puis pif, paf, pouf, mes cheveux se dressent sur ma tête... A quelques mètres, Matthieu débarque, bien visible, dans la petite rue d'en face. Comme l'homme porte des lunettes de soleil, je ne suis pas encore sûre qu'il s'agisse bien de lui. Le type rentre dans un bureau tabac. Ah ! Il va chercher des clopes si c'est lui, me dis-je intérieurement. Et effectivement, quelques minutes plus tard, l'homme sort, un paquet de cigarettes à la main, les lunettes relevées sur la tête. Oui, c'est Matthieu, sans aucun doute possible.


1, 2, 3 fois, 3 rencontres. La 4ème n'étant toujours pas arrivée. Si j'avais écouté mon mental à chaque fois, j'aurais certes économisé de l'argent mais j'aurais loupé des moments de détente et ces rencontres "par hasard". Si j'avais totalement écouté mon coeur, je suppose que j'aurais compris le pourquoi de ces rencontres. J'ai eu bien d'autres rencontres de ce style avec cette personne mais cet enchainement si rapide a été le plus démonstratif des facultés des guides à nous mettre sur certaines routes.


Toute cette histoire pour s'amuser de ces situations et pour vous confirmer que, NON, la séparation n'existe pas. La séparation est une simple illusion de l'esprit humain. J'ai pu ainsi comprendre que lorsque l'Univers souhaite que deux âmes se rencontrent, cela sera toujours possible d'une manière ou d'une autre. Enfin, les rencontres karmiques, c'est franchement pas toujours de la tarte ! Un jour, peut-être, mes rapports s'amélioreront avec cette personne ou peut-être pas. Ce qui est sûr, pour moi, c'est que certaines âmes nous renvoient des miroirs tellement forts que nous ne pouvons passer à côté de nos propres conflits internes. Ces rencontres, ces fuites et ces rejets me poussent à m'élever au-dessus de mes croyances, à améliorer mes réactions et à changer mes comportements en faisant, petit à petit, de nouveaux choix. J'ai conscience de ne pas avoir été à la hauteur tant de fois (et avec Matthieu, n'en parlons pas, je patauge vraiment depuis longtemps !). Cependant, je remercie la vie qui me remet sans arrêt les situations nécessaires à ma progression sous le nez...